PaRiS-BeRcY 2005...
P-H. Mathieu (Fra) bat F. Gonzalez (Arg, 11) 6-3, 3-6, 7-6(7/4)
Prochain adversaire : Stepanek.
Mathieu seul mais à l'aise
Paul-Henri Mathieu sera le seul représentant tricolore au 3e tour du MS Paris-Bercy. Mercredi, le Français a sorti Fernando Gonzalez, tête de série N.11 et vainqueur du tournoi de Bâle dimanche dernier. "Paulo" qui n'avait pas gagné un seul match au POPB, a signé sa deuxième perf' de l'année.
Paul-Henri Mathieu a tout perdu ou presque un soir d'hiver 2002 à Bercy, peut-il tout y gagner à l'automne 2005 ? Sa victoire sur Fernando Gonzalez au 2e tour du dernier Masters Series de l'année lui permet tout au moins d'en finir totalement avec la malédiction de Bercy et de reprendre un peu de la confiance perdue sans comprendre depuis le Masters Series de Montréal.
Trois ans après la grande désillusion de la finale de Coupe Davis 2002 (défaite de Mathieu face à Youzhny en cinq sets), Mathieu tente tant bien que mal de retrouver son meilleur niveau. Cette saison, l'Alsacien a alterné le moyen en Amérique du Sud, le frustrant à Roland-Garros (battu en cinq sets par Cañas), le très bon à Montréal (demi-finaliste) et le médiocre depuis. Face à lui ce mercredi, Fernando Gonzalez qui a réalisé la meilleure saison de sa carrière (trois titres à Amersfoort, Auckland, Bâle et une finale à Vina del mar).
Quatre jeux blancs d'entrée
Les deux joueurs s'étaient déjà rencontrés cette saison en Masters Series, sur la terre battue de Hambourg et le Chilien l'avait emporté 6-4, 6-4. Dans un style très similaire, casquette retournée d'un côté et bandeau façon Rambo de l'autre, mais aussi une tendance partagée à cogner la moindre balle jaune qui passe à portée de raquette, les protagonistes de l'avant -dernier match du jour à Bercy ont livré un duel âpre.
Au service, les quatre premiers jeux ont été remportés blanc, histoire de donner le ton de la soirée. Dans l'échange, Paul-Henri Mathieu a opté très tôt pour un jeu offensif en deux temps, coups de boutoir plus, éventuellement, volée. Fernando Gonzalez a tout misé sur sa phénoménale puissance ponctuée d'amorties.
Coups de cornes et coups droits
Certainement diminué par son parcours en Suisse (Voir : ) Fernando a offert quelques cadeaux à "Paulo". Ainsi, dans la première manche, une double faute à 15/40, 2-4 qui a permis au Français de prendre un avantage décisif, au tableau d'affichage et mentalement. Après la perte du premier set, Gonzalez a été subitement moins généreux. Avec trois jeux blancs dont un sur le service de PHM et malgré un ultime rush du Français à 5-3, 40/Avantage dehors, le Chilien a logiquement égalisé.
Souvent nerveux quand la pression se fait trop forte, Mathieu a montré une détermination sans faille dans la troisième manche, notamment au service. Cette solidité lui a permis de travailler sereinement en retour. Toujours en danger, Gonzalez a mis un point d'honneur à ne jamais plier sur son engagement, en écartant deux balles de break.
Ce combat de "taureaux", coup de cornes en coup droit contre coup de cornes en première balle, a quelque fois tourné à la caricature du cogneur, mais sur l'ensemble de la rencontre, le niveau de jeu a été plutôt élevé. C'est peut-être ce qui permet de penser que Mathieu a fait mieux que réussir sa seconde perf' de l'année (après sa victoire sur Roddick à Montréal) en dominant Gonzalez au tie-break.
Dans ce jeu décisif de la dernière manche, le Français s'est offert le luxe de commettre une double faute à 5/3 sur son deuxième service. Fulgurant en retour, il fait chuter la tête de série numéro 11 et devient le seul survivant tricolore du tournoi. "Depuis Lyon, j'ai plus de ressources. Je donne tout ce qui me reste parce que je sais qu'après c'est les vacances", a dit le Français.
Il rencontrera au deuxième tour un autre outsider, le Tchèque Radek Stepanek, finaliste surprise de l'édition 2004. Jusqu'à ce soulagement final - le tennis français aurait signé sa pire performance depuis la création du tournoi en ne plaçant aucun joueur en huitième de finale - l'usure avait plutôt atteint les joueurs hexagonaux.
Source:eurosport.fr